Alimentation — additifs et contaminants

Nitrates et nitrites :
charcuterie, eau et légumes —
ce que la science dit vraiment

La charcuterie est classée cancérogène certain par l'OMS depuis 2015. Pourtant les épinards contiennent 40 fois plus de nitrates que le jambon. Ces deux faits semblent se contredire — ils ne le font pas. La différence est dans le mécanisme chimique, pas dans la molécule. Ce que disent les données officielles, comment fonctionne le risque réel, et les mesures concrètes pour l'ensemble de la famille.

CIRC Groupe 1 — charcuterie ANSES 2022 PNNS — 150 g/semaine

Nitrates et nitrites : comprendre la différence

Nitrate (NO₃⁻) et nitrite (NO₂⁻) sont deux formes d'azote oxydé qui se transforment l'une en l'autre. Le nitrate est une forme stable, naturellement présente dans les sols, les plantes et l'eau. Le nitrite est une forme plus réactive, intermédiaire dans le cycle de l'azote, qui se forme quand le nitrate est réduit par des bactéries ou des enzymes.

Les nitrates eux-mêmes sont globalement peu toxiques aux concentrations alimentaires habituelles. Le problème vient de leur transformation en nitrites, puis de la réaction des nitrites avec d'autres molécules dans l'organisme. Et c'est là que le contexte alimentaire change tout : la même molécule (le nitrite) a des effets très différents selon qu'elle se forme à partir d'épinards ou à partir de jambon.

En France, les nitrates et nitrites ajoutés aux charcuteries portent les codes additifs suivants :

  • E249 — nitrite de potassium (KNO₂) : utilisé dans les produits traités rapidement
  • E250 — nitrite de sodium (NaNO₂) : l'additif nitré le plus répandu dans la charcuterie cuite (jambon blanc, lardons, saucisses)
  • E251 — nitrate de sodium (NaNO₃) : utilisé dans les charcuteries sèches à maturation longue (jambon cru, saucisson), converti progressivement en nitrites par les bactéries de fermentation
  • E252 — nitrate de potassium, dit "salpêtre" : usage similaire à E251, plus ancien
Sources : Additif-alimentaire.info · NutriDécrypte 2026 · Règlement UE 2023/2108

Comment le risque de cancer se forme : le mécanisme étape par étape

Pour comprendre pourquoi le jambon est classé cancérogène et pas les épinards, il faut suivre le mécanisme chimique précis par lequel les nitrites de la charcuterie deviennent dangereux.

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Les charcuteries contiennent des nitrites (E250) ajoutés comme conservateurs. Ces nitrites se trouvent en contact direct avec les protéines de la viande pendant la fabrication et la conservation.
Dans la viande, les nitrites réagissent avec le fer héminique — le fer spécifique aux muscles animaux — pour former du fer nitrosylé. Cette réaction est spécifique à la viande et n'a pas lieu dans les légumes.
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Dans le tube digestif, les nitrites réagissent également avec les amines secondaires présentes dans les protéines de la viande pour former des composés N-nitrosés (NOC), dont plusieurs sont des cancérogènes établis chez l'animal.
Ces composés N-nitrosés et le fer nitrosylé endommagent l'ADN des cellules du côlon, favorisant la transformation en cellules cancéreuses sur le long terme.
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Dans les légumes, les nitrates se transforment bien en nitrites dans la salive. Mais les légumes sont riches en vitamine C et polyphénols antioxydants qui bloquent la formation de composés N-nitrosés. C'est cette protection naturelle qui explique la différence de risque entre épinards et jambon.
Résumé : ce n'est pas le nitrite en soi qui est cancérogène, c'est la combinaison nitrite + fer héminique de la viande dans un environnement sans antioxydants protecteurs. Ce mécanisme ne s'applique pas aux légumes.
Sources : CIRC 2015 · ANSES 2022 · Ecotable 2023 · NutriDécrypte 2026

Charcuterie et cancer colorectal : ce que dit vraiment le CIRC

En octobre 2015, le CIRC a classé les viandes transformées en groupe 1 — cancérogène certain pour l'humain, spécifiquement pour le cancer colorectal. Ce classement est souvent mal interprété, et il est important de comprendre ce qu'il signifie précisément.

Ce que "groupe 1" signifie — et ce que ça ne signifie pas

Le groupe 1 du CIRC indique le niveau de certitude de la preuve, pas l'intensité du risque. Le tabac, l'amiante et les saucisses sont tous dans le groupe 1. Cela ne signifie pas que manger une tranche de jambon équivaut à fumer une cigarette. Cela signifie que pour les trois, les preuves scientifiques que la substance cause le cancer chez l'humain sont jugées suffisantes.

L'ampleur du risque est très différente : le tabac multiplie le risque de cancer du poumon par 15 à 25. La charcuterie augmente le risque de cancer colorectal de 18 % pour chaque portion supplémentaire de 50 grammes par jour — soit deux tranches de jambon. C'est un risque relatif supplémentaire, pas absolu.

En chiffres concrets

Pour contextualiser : en France, le risque de développer un cancer colorectal au cours de la vie est d'environ 4 à 5 %. Une consommation quotidienne de 50 g de charcuterie ferait passer ce risque à environ 4,7 à 5,9 %. C'est un risque réel, mais modéré comparé à d'autres facteurs comme l'obésité, le manque d'activité physique ou la consommation d'alcool — qui augmentent ce risque de façon bien plus marquée.

L'ANSES a confirmé en 2022 l'existence d'une association dose-dépendante entre l'exposition aux nitrites/nitrates ajoutés dans la viande et le cancer colorectal. La relation est linéaire : moins on consomme, moins le risque est élevé. Il n'existe pas de seuil "zéro risque" établi, ni de seuil en dessous duquel le risque disparaît.

Sources : CIRC — Monographies 2015 · ANSES 2022 · NutriDécrypte 2026 · AFIS 2024

Toutes les charcuteries ne sont pas égales

Les quantités de nitrites ajoutés varient considérablement selon les types de charcuteries et les réglementations européennes. La cuisson à haute température aggrave également le risque en favorisant la formation de nitrosamines.

Teneurs les plus élevées Bacon, lardons fumés, saucisses à frire Produits à teneur élevée en nitrites ET soumis à une cuisson à haute température (friture, gril). La chaleur accélère la formation de nitrosamines. Le bacon grillé est l'un des produits les plus préoccupants.
Teneurs élevées Jambon blanc (cuit), jambon fumé, mortadelle E250 (nitrite de sodium) présent systématiquement sauf mention explicite. Le jambon blanc est le principal contributeur à l'exposition aux nitrites en France en raison de sa consommation massive.
Teneurs significatives Saucisson, chorizo, salami, saucisse sèche E251 ou E252 (nitrates) utilisés pour les longues maturations. Convertis progressivement en nitrites par les bactéries. Teneur finale en nitrites variable selon la durée d'affinage.
Teneur variable Jambon cru (Bayonne, Parme, Ibérique) Peut être fabriqué sans additifs nitrés (sel et air seulement) — mais les versions industrielles contiennent souvent E251. Vérifier l'étiquette. Le jambon artisanal traditionnel sans nitrites existe et est recommandé.
Sans nitrites ajoutés Certains jambons label "sans nitrites" Attention : voir la section suivante. "Sans nitrites ajoutés" peut masquer l'usage d'extraits végétaux qui produisent le même résultat. Chercher "sans nitrites ni nitrates ajoutés, ni extraits végétaux riches en nitrates".
Hors charcuterie nitrée Rillettes, pâtés, terrines Certaines charcuteries cuisinées (rillettes, pâtés) ne contiennent pas de nitrites — vérifier l'étiquette. Elles peuvent en contenir si la conservation le nécessite. Leur risque principal est la teneur en graisses saturées, pas les nitrites.
Sources : Additif-alimentaire.info · NutriDécrypte 2026 · Règlement UE 2023/2108 · ANSES 2022

Le jambon "sans nitrites" : une fausse bonne idée ?

Ces dernières années, plusieurs marques ont lancé des jambons et charcuteries avec des labels "sans nitrites", "sans additifs", "fabriqué avec des extraits végétaux" ou "à l'ancienne". Ces produits ont été accueillis favorablement par les consommateurs préoccupés par la charcuterie. L'ANSES a douché cet enthousiasme en 2022.

Le problème est que les "extraits végétaux" utilisés en remplacement (extrait de céleri, jus de betterave, extrait d'épinards) sont des sources naturelles très concentrées en nitrates. Ces nitrates sont convertis en nitrites pendant la fabrication ou la digestion — avec exactement le même résultat biochimique que les additifs E250 ou E251. La teneur finale en nitrites peut même être supérieure à celle des charcuteries conventionnelles, selon les pratiques de fabrication.

L'ANSES a été explicite : ces alternatives "ne constituent pas une réelle alternative" aux additifs nitrés du point de vue sanitaire. L'UFC-Que-Choisir a également alerté sur cette pratique qualifiée de "greenwashing alimentaire".

Comment identifier les vrais produits sans nitrites : chercher sur l'étiquette la mention explicite "sans nitrites ni nitrates ajoutés, ni extraits végétaux riches en nitrates ou nitrites". La liste des ingrédients ne doit comporter ni E249 à E252, ni "extrait de céleri", "jus de betterave", "extrait d'épinards" ou "poudre de céleri". Ces produits existent — ils sont rares, chers, et ont une durée de conservation plus courte.
Sources : ANSES 2022 · Que Choisir 2022 · Ecotable 2023

Nitrates dans les légumes : un profil de risque très différent

Les légumes sont la principale source de nitrates dans l'alimentation humaine — ils représentent plus de 60 % des apports quotidiens en nitrates selon l'EFSA. Certaines espèces en sont particulièrement concentrées : les épinards peuvent contenir plus de 1 000 mg de nitrates par kilogramme, soit 40 fois la quantité dans une portion de jambon.

Légumes les plus riches en nitrates

Légume Teneur nitrates (mg/kg) Précautions pour les bébés
Épinards 600–4 000 mg/kg Éviter avant 6 mois · cuire et jeter l'eau de cuisson
Betterave rouge 600–3 000 mg/kg Même précautions que les épinards
Roquette, mâche 1 000–4 000 mg/kg Éviter en purée pour les nourrissons
Laitue, salade 200–2 000 mg/kg Variable selon saison et ensoleillement
Céleri, radis, navet 200–1 000 mg/kg Modération pour les moins de 1 an
Carottes, tomates, pommes de terre Faible < 200 mg/kg Sans précaution particulière

Pourquoi les légumes ne sont pas cancérogènes malgré leurs nitrates

La vitamine C (acide ascorbique) présente naturellement dans les légumes agit comme un bloqueur de la formation de nitrosamines. Quand les nitrates végétaux se transforment en nitrites dans la salive puis dans l'estomac, la vitamine C capture ces nitrites avant qu'ils puissent réagir avec les amines pour former des composés N-nitrosés. Les polyphénols et autres antioxydants des légumes renforcent cette protection.

Les études épidémiologiques confirment ce mécanisme protecteur : une alimentation riche en légumes est associée à une réduction du risque de cancer colorectal, même chez les gros consommateurs de légumes nitratés. C'est l'inverse pour la charcuterie.

La règle pratique : accompagner la charcuterie de légumes et de fruits riches en vitamine C (poivrons, kiwi, agrumes, brocoli) réduit partiellement la formation de composés N-nitrosés. Ce n'est pas un remède mais c'est biologiquement cohérent. Des études montrent que le risque colorectal associé à la charcuterie est nettement plus faible quand la consommation s'accompagne d'un apport élevé en fibres et en antioxydants.
Sources : EFSA · ANSES 2022 · Info-Nitrites · Fertilisation-edu.fr · Projet FEES

Nitrates dans l'eau du robinet

Les nitrates dans l'eau potable proviennent principalement des engrais azotés agricoles et des effluents d'élevage qui s'infiltrent dans les nappes phréatiques. C'est un problème bien documenté dans les zones d'agriculture intensive : Bretagne, plaine de la Beauce, vallée de la Loire, Nord-Pas-de-Calais.

La limite réglementaire française est fixée à 50 mg/L, conformément à la directive européenne. L'OMS recommande 25 mg/L pour les nourrissons, sans que cette valeur soit contraignante en France. Au-delà de 50 mg/L, une information obligatoire est déclenchée vers les femmes enceintes et les familles avec nourrissons.

Risques liés aux nitrates dans l'eau

Le risque principal concerne les nourrissons de moins de 6 mois : à des concentrations élevées, les nitrites formés dans l'organisme oxydent l'hémoglobine en méthémoglobine, incapable de transporter l'oxygène. Le syndrome dit du "bébé bleu" (méthémoglobinémie) est une urgence médicale grave — mais il est rare en France depuis le renforcement des contrôles de l'eau.

Pour les adultes, les données sur le lien entre nitrates de l'eau et cancer colorectal sont moins établies que pour la charcuterie. Certaines études de cohorte associent une eau très chargée en nitrates (supérieure à 15-20 mg/L sur le long terme) à une légère augmentation du risque colorectal, mais ces résultats ne font pas consensus.

Comment vérifier : consultez les résultats d'analyse de l'eau de votre commune sur qualite-eau.gouv.fr. En cas de taux élevés (zone agricole intensive), un osmoseur ou un filtre certifié NSF/ANSI 58 élimine efficacement les nitrates. La distillation et l'osmose inverse sont les seules méthodes efficaces — l'ébullition concentre les nitrates.
Sources : OMS · Directive 91/676/CEE · Mon-eau-saine.fr mars 2026 · filiere-eau.fr

Nourrissons et jeunes enfants : précautions spécifiques

Les nourrissons sont la population la plus vulnérable aux nitrates, pour deux raisons : leur flore intestinale (microbiote) n'est pas encore mature et peut convertir davantage de nitrates en nitrites que chez l'adulte, et leur hémoglobine fœtale est plus sensible à l'oxydation par les nitrites.

Pour les bébés de moins de 6 mois

  • Ne pas préparer les biberons avec de l'eau chargée en nitrates (> 50 mg/L)
  • Éviter les légumes très riches en nitrates (épinards, betterave, roquette, mâche) dans les purées
  • Ne pas réchauffer les purées de légumes préparées — les nitrites se forment et se concentrent à la conservation à température ambiante
  • Les eaux minérales indiquées "convient aux nourrissons" contiennent moins de 10 mg/L de nitrates

Pour les bébés en diversification (6-12 mois)

  • Pour les légumes riches en nitrates (épinards, betterave) : cuire et jeter l'eau de cuisson, qui concentre les nitrates
  • Consommer rapidement après préparation, ne pas conserver plus de 24 heures au réfrigérateur
  • Ne pas réchauffer plus d'une fois
  • Les jardinets, potages et petits pots industriels respectent les limites réglementaires spécifiques aux aliments pour nourrissons
Sources : ANSES · Projet FEES · Nitrates-eau-potable.fr · OMS

Réduire son exposition : ce qui marche vraiment

  • Respecter la limite de 150 g de charcuterie par semaine — environ 4 à 5 tranches de jambon. Cette recommandation concerne toutes les charcuteries à base de viande transformée avec nitrites, pas uniquement le jambon.
  • Éviter la cuisson à haute température des charcuteries — ne pas frire, griller jusqu'au brunissement ou carboniser le bacon et les saucisses. Une cuisson douce forme beaucoup moins de nitrosamines.
  • Accompagner la charcuterie d'aliments riches en vitamine C — poivrons, kiwi, agrumes, persil, brocoli. La vitamine C bloque partiellement la formation de composés N-nitrosés.
  • Lire les étiquettes — repérer E249, E250, E251, E252 dans la liste des ingrédients. Pour les alternatives "sans nitrites", vérifier aussi l'absence d'extrait de céleri et de jus de betterave.
  • Varier les sources de protéines — œufs, légumineuses, poissons, volailles non transformées ne contiennent pas de nitrites ajoutés.
  • Charcuterie artisanale locale — certains charcutiers artisans proposent des produits fabriqués sans additifs nitrés, avec sel seul et séchage traditionnel. La durée de conservation est plus courte mais le profil sanitaire est meilleur.
  • Pour l'eau — vérifier sur qualite-eau.gouv.fr. En zone agricole intensive avec eau chargée, un filtre à osmose inverse élimine les nitrates.
Sources : PNNS 2019 · ANSES 2022 · NutriDécrypte 2026 · CIRC
Questions fréquentes

Nitrates et nitrites : vos questions

Le PNNS et l'ANSES recommandent de ne pas dépasser 150 g de charcuterie par semaine — soit environ 4 à 5 tranches de jambon ou quelques rondelles de saucisson. La moyenne française est de 250 g/semaine, ce qui dépasse les recommandations pour les deux tiers de la population. Il n'existe pas de seuil "zéro risque" : moins on en consomme, moins le risque est élevé.

Source : PNNS 2019 · ANSES 2022 · CIRC 2015

Non. Les nitrates des légumes se transforment en nitrites dans la salive, mais les légumes sont riches en vitamine C et antioxydants qui bloquent la formation de composés N-nitrosés cancérogènes. Dans la charcuterie, les nitrites réagissent avec le fer héminique de la viande pour former ces composés — sans protection antioxydante. Les études épidémiologiques montrent que les légumes riches en nitrates sont associés à une réduction du risque de cancer colorectal, pas à une augmentation.

Source : ANSES 2022 · EFSA · NutriDécrypte 2026

Pas nécessairement. Les versions "sans nitrites" fabriquées avec des extraits de céleri ou jus de betterave produisent le même résultat biochimique, selon l'ANSES en 2022. Ces extraits végétaux sont riches en nitrates qui se convertissent en nitrites pendant la fabrication ou la digestion. Un vrai jambon sans nitrites doit porter la mention "sans nitrites, nitrates ni extraits végétaux riches en nitrates" — et a une conservation plus courte.

Source : ANSES 2022 · Que Choisir 2022

Dans certaines zones agricoles intensives (Bretagne, plaine de la Beauce, Loire), les nappes phréatiques peuvent dépasser la limite de 50 mg/L. Une information obligatoire est déclenchée vers les nourrissons et femmes enceintes. Le risque principal pour les bébés de moins de 6 mois est la méthémoglobinémie (syndrome du bébé bleu). Vérifiez sur qualite-eau.gouv.fr. Un filtre à osmose inverse élimine efficacement les nitrates.

Source : OMS · Directive Nitrates · qualite-eau.gouv.fr

Oui, pour les nourrissons en diversification (6-12 mois). La cuisson extrait les nitrates des épinards dans l'eau — jeter cette eau réduit leur teneur dans les légumes cuits. Consommer rapidement après préparation, ne pas conserver plus de 24h au réfrigérateur, ne pas réchauffer plus d'une fois. Ces précautions sont moins importantes pour les enfants de plus de 1 an dont le microbiote est plus mature.

Source : ANSES · Projet FEES
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